« Dis-moi ton actrice préférée, je te dirai qui tu es. »
Anne-Marie de Couvreur
Julia Roberts par Herb Ritts
Cheveux longs, mâchoire franche, sourire dévorant,
Anne-Marie de Couvreur traque la justesse des mots, ponctue ses phrases de
grands éclats de rire. Comme Julia Roberts dans Pretty woman de Gary Marshall. Vivian, prostituée
éblouie par une rivière de diamants, s’esclaffe sans être dupe de l’éphémère de
son scintillement puisqu’il faudra rendre le bijou après sa passe.
Anne-Marie reconnaît dans le choix des rôles de l’actrice cet espace lucide entre le « jeu » et le « je ». Distance entre la réussite et l’inspiration/aspiration de la sensibilité qu’elle qualifie d’essentielle, « d’incarnation de l’intelligence ».
Anne-Marie reconnaît dans le choix des rôles de l’actrice cet espace lucide entre le « jeu » et le « je ». Distance entre la réussite et l’inspiration/aspiration de la sensibilité qu’elle qualifie d’essentielle, « d’incarnation de l’intelligence ».
En 1998, Julia Roberts interprète Anna Scott, la star de Coup
de foudre à Nothing Hill de Roger Michell. En 2004, Anne-Marie de Couvreur, ignorante de la
culture de l’échec, fonde avec deux associés le groupe Mediameeting. Deux
figures de lumière sur les ondes et sur les écrans qui n’hésitent pas à dévaler
l’Olympe. Dans le film, Julia tombe amoureuse d’un libraire bohème. Dans la
vie, Anne-Marie revendique la diversité de ses amitiés avec des ouvriers, des
contremaîtres...
Les verres fumés de Julia
Coup de foudre à Nothing Hill de Roger Michell (1998)
Mange, prie, aime de Ryan Murphy (2010)
Les Awards les honorent toutes deux en 2007 et 2012. L’American
Cinematheque sacre la comédienne, la Women's Tribune célèbre la femme
entrepreneur. Brillance d’une récompense soutenue par « la performance et
la bienveillance », maître-mots de Mediameeting.
Pour accéder à ces valeurs, Anne-Marie, telle Julia dans Mange, prie, aime de Ryan Murphy, cède à l’introspection, médite, vit dans une maison en bois bioclimatique afin de « s’enraciner plus fort dans la vie ». D’où le jaillissement de ses éclats de rire. Profonds, vibrants, humains.
Pour accéder à ces valeurs, Anne-Marie, telle Julia dans Mange, prie, aime de Ryan Murphy, cède à l’introspection, médite, vit dans une maison en bois bioclimatique afin de « s’enraciner plus fort dans la vie ». D’où le jaillissement de ses éclats de rire. Profonds, vibrants, humains.
Cette chronique est dans
Femmes & Business by L'Expansion
(lettre réservée aux abonnés)
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